Une innovation pour prévenir les adhérences intra-utérines

Certaines interventions chirurgicales de l’utérus peuvent entraîner la formation d’adhérences intra-utérines, aussi appelées synéchies. Ces tissus cicatriciels peuvent provoquer des douleurs, perturber les menstruations et avoir des conséquences sur la santé gynécologique. Pour prévenir leur formation, des chercheurs de l’Université de Montpellier ont exploré une nouvelle solution biomédicale.

Une barrière temporaire pour accompagner la cicatrisation

Xavier Garric et Salomé Leprince, chimistes à l’Institut des biomolécules Max Mousseron (IBMM), ont développé un polymère biodégradable destiné à former une barrière temporaire à l’intérieur de l’utérus. L’objectif était d’empêcher les parois utérines de se coller pendant la cicatrisation, avant que le dispositif ne se dégrade progressivement.

Le projet s’est développé à partir d’échanges avec des praticiens en gynécologie-obstétrique, qui avaient identifié les limites des solutions existantes pour prévenir ces adhérences après une intervention. Cette collaboration entre recherche en chimie et expertise médicale illustre l’intérêt de croiser les disciplines pour répondre à des problématiques concrètes de santé.

Faire progresser les connaissances et les pratiques médicales

Présentée dans le magazine LUM en décembre 2019, cette innovation était alors en phase de développement clinique. Elle illustre le travail mené à l’Université de Montpellier pour explorer de nouvelles approches de prévention des complications postopératoires et améliorer la prise en charge en santé gynécologique.